Le Tir à la corde, à Aurillac et ailleurs !
J’ai fait tirer à la corde au festival d’Aurillac, dédié aux spectacles de rue, ce mois d’août 2026 !
Me voici sortant du gymnase de la place St Géraud où j’entreposais ma corde, rangée dans son sac à roulette. Je m’y changeais aussi : la tunique à motif à corde pour le Tir à la corde de 18h et la tunique bariolée pour le rendez-vous de 21h. Pendant 4 jours et 2 fois par jour.
Mes deux filles et Benoît m’accompagnaient. Les filles étaient censées démarrer chaque séance mais assez vite, l’attrait des spectacles alentour les a accaparées. Benoît a pris toutes les photos, vidéos et en plus ! il allait haranguer les passants en bas de la place des Armes, avec le petit mégaphone qui répétait ma voix enregistrée : « Qui veut tirer à la corde ? Qui veut tirer à la corde ? »
C’est le spectacle que nous avons préféré (nous en avons vu très peu, 624 compagnies étaient présentes).
C’était super !
Immo jongle avec une tronçonneuse, des saucisses, fait participer le public… un chien du public…
Benoît avec le mini-mégaphone.
La place était à côté de l’Hôtel de Ville que l’on voit sur les photos, un peu en pente, mais je compensais en mettant 1 personne en plus côté montée. Bizarrement, les gens ne passaient pas beaucoup par cette place, mais majoritairement dans la rue en bas. Le rôle de rabatteur de Benoît était donc essentiel !
Sur la tunique bariolée, j’ai inscrit en noir, sur le devant, « Tir à la corde », et au dos, « Tug of joy ». La traduction anglaise du « Tir à la corde » est « Tug of war » : il fallait absolument rectifier !
Nous sommes très contents d’avoir participé et fait participer au festival d’Aurillac.
L’ambiance était très bonne : douce et intense.
Cette vidéo pour mieux retranscrire ces moments de joie !
Et avant cela…
Flyer (recto-verso) à disposition des passants le 7 juin 2025
Sous la Canopée des Halles
Tir à la corde
Ce début de Nuit Blanche 2025, nous nous sommes échauffés au Parc de la Villette, le public était familial.
Le ciel est devenu noir, nous avons pris la route souterraine du métro pour ressortir sous la Canopée des Halles, à l’abri de la pluie.
Après quelques minutes d’interrogation devant l’installation minimale et imposante, 2, puis 6, puis 20 personnes se sont accrochées à la corde. Nous sommes vite passés de 8 à 30 participants par partie. Il y a eu des cris de victoire, des téléphones tombés des poches, une partie spéciale filles, l’adhésion était une nouvelle fois totale ! La corde neuve, en chanvre naturel, ne faisait pas trop mal aux mains, mes filles n’ont pratiquement pas lâché la corde.
Je ne vois pas quelle action publique pourrait m’apporter plus de satisfaction dans la rapidité d’installation et de rangement, la joie apportée aux participants et spectateurs, les plaisirs de l’absurde et du jeu réunis.
À partir du 7 juin 2025 je décide d’en faire un de mes métiers : je deviens Animatrice de Tir à la corde et je compte proposer cette prestation à tous les festivals de rue, municipalités organisant des fêtes ou lieux culturels à même de m’accueillir.
Crédit photos : Benoît Quertier
Quelques jours plus tard
Après la pluie, la chaleur : 34°c ce soir de Fête de la musique ! Qui allait vouloir tirer à la corde ? Les enfants de la Place des Fêtes !
Nous n’avions pas envie d’aller loin de chez nous, la place était idéalement plate et grande. Les autres lieux possibles étaient déjà occupés par la musique.
Ils se sont tout de suite accrochés à la corde et la tenaient si bien qu’il était difficile de placer le milieu au-dessus de la marque au sol.
Place des Fêtes, Paris 19ème
Le Tir à la corde s’adresse à tout le monde !
La relance du Tir à la corde a été bien fêtée.
J’ai hâte de rencontrer les prochains participants !
À suivre…
Les premiers tirs
De tous les projets participatifs que j’ai réalisés avec Isabelle Mayaud (voir le panneau passe-tête), c’est celui que je préfère : aussi simple à réaliser qu’efficace !
L’idée avait été donnée par un participant de notre projet précédent Bonjour (pour lequel il fallait imaginer des dispositifs à mettre en place sur les terrasses de 4 cafés de l’Est parisien, pour « provoquer une communication inter-clients »).
Nous l’avons proposé au programme off de la Nuit blanche, mais il n’a pas été accepté. Nous l’avons donc fait en Off-Off de cet événement. 3 fois. En 2007, 2008 et 2010.
À chaque fois, nous empruntions la corde de 20 mètres des pompiers du Musée pour lequel nous travaillions toutes les deux. Nous la rendions le lendemain matin, le dimanche, en allant travailler.
Nous nous mettions sur le parcours de la Nuit blanche et l’adhésion était immédiate.
Les équipes se formaient d’elles-mêmes, quand les bras étaient attirés inévitablement par la corde tendue. Je n’ai jamais vu autant de gens rirent en même temps (par mon biais, je veux dire). Les mains souffraient assez vite et le roulement des joueurs se faisait de la sorte naturellement.
J’aimerais que le Tir à la corde soit institutionnalisé en S.U.D. : Sport Urbain de Détente, qu’il ait ses aires de jeux : dans les allées des jardins, sur les grands terrains de pétanque, sur les terre-pleins des boulevards… Il rend les gens si joyeux.
Crédit photos : Stéphane Epaillard.
devant la BNF
devant l'Hôtel de Ville
devant Beaubourg
sur le terre-plein à Belleville
Nuit Blanche 2010 off-off, avec Isabelle Mayaud